Après plus de 20 ans à électriser les petites et grandes salles de la Minganie, le guitariste Donald Devost quitte le groupe Les Poly-sons. 

« Ça fait de la peine, c’est un dur coup pour notre groupe. C’est un musicien exceptionnel, simplement », confie Jacques Devost, ami de longue date et musicien aux côtés de Donald. Avec le multi-instrumentiste Jean-François Vigneault, les trois hommes ont fait danser les foules de Tête-à-la-Baleine jusqu’à Québec, et ont été de toutes les festivités de la région.  

Leur aventure commune a débuté en 1996, quand la route 138 a relié Baie-Johan-Beetz aux autres villages. Jean-François et Jacques roulaient déjà leur bosse avec Les Poly-sons depuis quelque temps quand Donald est revenu s’installer dans les environs. Les compères ont enfin pu concrétiser leur rêve de jouer ensemble et il n’a pas fallu longtemps avant que Donald se joigne au groupe. « Un musicien comme lui, t’as pas besoin de faire 30 pratiques. On en a fait deux, il a fignolé ses solos et c’était parti », explique Jacques, qui connaissait bien les talents musicaux de son petit-cousin. Et voilà que le 1er avril 1997, lors d’une soirée du club de danse à l’édifice municipal de Baie-Johan-Beetz, Les Poly-sons devenait officiellement un trio.

La complicité qui unit les hommes ne s’est pas amoindrie au fil des années. « Ce qui a fait qu’on est restés ensemble aussi longtemps, c’est qu’on est les trois des fous de musique, indique Jacques. On est des amis avant tout et la musique nous a encore plus rapprochés. » Le répertoire de Les Poly-sons reflète leur diversité de goûts : « On va de Johnny Cash à Pink Floyd, illustre le chanteur et guitariste. Notre critère, c’est qu’il faut que ça fasse danser! »

Après 23 ans et plus de 450 spectacles, Donald a annoncé qu’il déménageait vers Drummondville. Pour célébrer ce départ – et la fin d’une époque -, le groupe a offert une performance de dernière minute dans la même salle où tout a commencé. « Ça ne pouvait pas être plus improvisé que ça, raconte Jacques. On a eu l’idée le jeudi et le samedi on faisait le show! Les gens sont venus en grand nombre, c’était très convivial. »

Les Poly-sons reviennent donc à la case départ avec le duo fondateur. L’idée de trouver un troisième membre n’est pas exclue, mais le groupe compte se débrouiller à deux pour un petit moment. Le départ de Donald ne signifie pas la fin des prestations du groupe, bien au contraire : « On s’est acheté de nouveaux instruments, une nouvelle console, une nouvelle caisse de son, confirme Jacques. [Le groupe] va essayer de faire un autre bout de chemin, c’est certain! »

Laurence Dami-Houle | Initiative de journalisme local

Bachelière du programme de journalisme de l'Université du Québec à Montréal. Amoureuse des mots, bibliophile et cinéphile. Intéressée par les enjeux culturels, l'environnement et la politique.

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