Fin des projets de forage sur Anticosti

John Pineault, maire d’Anticosti. Photo : Radio-Canada

Vendredi dernier, le gouvernement Couillard a annoncé la fin définitive de tout travail de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures sur Anticosti.

Quarante et un M $ ont été octroyés en compensation aux entreprises Junex, Corridor et Maurel Prom. Les discussions sont toujours en cours, et selon Le Devoir, Petrolia pourrait exiger jusqu’à 40 M $ de compensation à elle seule.

Les Innus de la Côte-Nord, qui poursuivent Québec et Ottawa pour avoir failli à leur promesse de consultation en ce qui concerne l’autorisation de forages exploratoires et de prélèvements d’eau, ne mettront pas fin au processus judiciaire en cours.

Le maire John Pineault, en entrevue à Radio-Canada lundi matin, a affirmé être soulagé de la nouvelle du gouvernement Couillard, et que les habitants et habitantes de l’Île étaient très contents. Il a qualifié les compensations réclamées par les entreprises pétrolières de « totalement farfelues».

Pour les inconvénients occasionnés à l’Île, Pineault réclame des compensations du gouvernement, qu’il souhaiterait investir dans des projets d’infrastructures et dans l’ajout de l’île sur la liste de sites patrimoniaux de l’UNESCO.
Les gens qui appuyaient les projets pétroliers, affirme le maire, ce sont véritablement de l’emploi qu’ils souhaitaient. Considérant les quelques 230 travailleurs saisonniers accueillis par l’Île chaque année, l’emploi n’est pas réellement matière à problème.

Pour ce qui est du futur économique d’Anticosti, le maire entend continuer à miser sur la chasse et la pêche, qui génèrent entre 25 et 35 M $ dans l’économie locale chaque année. Le tourisme est malheureusement beaucoup moins lucratif pour la région, vu son enclavement particulier.

Pour y remédier, John Pineault ainsi que les maires de Havre-Saint-Pierre et de Gaspé travaillent présentement sur un projet de traverse, qui relierait Havre-Saint-Pierre, Port-Menier et Rivière-au-Renard, créant ainsi un lien entre les parcs nationaux Forillon, d’Anticosti et de l’archipel de Mingan. Aux dernières nouvelles, le ministère des Transports aurait donné un mandat à la Société des traversiers du Québec (STQ) pour réaliser  une étude sur la faisabilité du projet.

Texte: Gabriel Villeneuve

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