École à distance: Havre-Saint-Pierre – Natashquan

Marie-Line Blais, Maryse Bourque

                                                                  Marie-Lyne Blais, Maryse Bourque

Xavier Philippe-Beauchamp, texte et photo

Les inondations qui ont causé la fermeture de la route entre Baie-Johan-Beetz et Aguanish ne sont pas venues à bout de la débrouillardise de l’équipe de l’école Roger-Martineau, à Natashquan. Après que l’école ait été fermée pendant trois jours la semaine passée, Nelson Lamoureux, le directeur a proposé que Marie-Lyne Blais et Maryse Bourque enseignent depuis Havre-Saint-Pierre, par vidéoconférence.

Depuis vendredi passé, les professeures de deuxième et de troisième cycle au primaire se rendent donc au centre administratif de la Commission scolaire de la Moyenne Côte-Nord pour donner leurs cours à distance. Grâce aux caméras et projecteurs, elles peuvent projeter leur image et interagir avec les élèves, alors que les tableaux blancs interactifs permettent d’afficher du matériel pédagogique et de procéder aux explications à distance.

Maryse Bourque avoue avoir été sceptique quand Nelson Lamoureux a d’abord proposé l’expérience, mais elle affirme maintenant que c’est une belle réussite. En effet, le lien à maintenir entre les élèves et les enseignantes est important. Si rien ne peut remplacer un réel contact humain, la téléprésence est une excellente manière d’entretenir le contact entre un professeur et sa classe pour une période temporaire.

Les premiers essais de communication, vendredi, n’offraient pas la qualité escomptée, mais la situation s’est rapidement améliorée grâce à l’aide des techniciens. L’image vidéo est maintenant beaucoup plus claire et on ne sent plus de délai entre les interactions.

Tout n’est bien sûr pas parfait. Cette méthode d’enseignement nécessite de prendre des pauses régulièrement, car la concentration de chacun est mise à l’épreuve plus vite qu’à l’habitude. Des suppléants sont d’ailleurs en classe pour assurer que la discipline soit maintenue. Enseignantes et élèves ont hâte que le lien routier soit rétabli pour se retrouver, mais en attendant, on sent que toute l’équipe est fière du travail accompli.

Cet apprentissage aura aussi des impacts sur le futur : tout le monde espère bien sûr que la route restera ouverte longtemps, mais la technologie fonctionne si bien que l’équipe pense être capable de répéter l’exploit depuis Baie-Johan-Beetz si une occasion semblable se présentait.

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