Deux expositions d’artistes minganois

Une première exposition nord-côtière pour Dominique Rivard

Dominique Rivard devant son oeuvre Monts imaginaires, au musée Shaputuan. Photo: Sarah F. Maloney

Jeudi, le 22 juin se tiendra le vernissage de l’exposition Est en Ouest, au Musée Shaputuan à Sept-îles. Initié par Sarah F. Maloney et réalisé avec la collaboration de PANACHE art actuel et du Musée Shaputuan, le projet propose une thématique autour de la notion de territoire.

Il réunit le travail de six artistes nord-côtiers émergents en art actuel; groupe composé à parts égales d’artistes autochtones et non autochtones. Il s’agit de Catherine Arsenault, Florence Bayard, Sharon Ishpatao Fontaine, Stéphanie Pinette Simard, Dominique Rivard et Sue Vollant. L’exposition sera ouverte au public jusqu’au 30 juillet prochain.

Dominique Rivard, qui habite à Natashquan depuis maintenant plus d’un an, en est à sa première exposition d’art sur la Côte-Nord.

Sa démarche, qui mêle images et mots, questionne les rapports entre identité, paysage, nordicité et isolement. Plus spécifiquement, l’œuvre Monts imaginaires qu’elle exposera au musée Shaputuan met côte à côte deux photographies grand format qui soulignent l’influence de l’humain sur son territoire.

Une première photo qui montre la carrière à Kegaska sous la neige montre l’impact industriel des humains. La deuxième image représente une sculpture en bois de mer réalisée sur L’Île Verte. Par leur rapport d’échelle et leur juxtaposition, l’œuvre de Dominique relie ces deux paysages, a priori distincts.

Après avoir monté son oeuvre et assisté au vernissage, Dominique compte travailler sur de nouveaux projets artistiques. Cet été, elle participe à la Résidence Nomade, à Anticosti, où elle réalisera de nouvelles oeuvres graphiques en plus de finaliser un deuxième recueil de poésie.

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Exposition d’Alain Landry

Ballade en forêt en bicyclettes,  sculpture en os de lièvre, Alain Landry. Photo : Danielle Hollender

Le musée québécois de culture populaire, situé à Trois-Rivières, accueillera dès le 28 juin l’oeuvre de Alain Landry. Ce résident de Baie-Johan-Beetz, natif de Pointe-Parent, pratique une forme d’art unique au monde depuis plus de quinze ans: il sculpte les os de lièvre.

Depuis ses premières tentatives de sculpture jusqu’à aujourd’hui, sa technique s’est améliorée et raffinée: il utilise maintenant tous les os du lièvre et crée des scènes de plus en plus complexes. Ses personnages sont plus grands qu’auparavant et semblent être en mouvement, ce qui ajoute détail et réalisme à l’oeuvre.

Dans l’exposition qui sera montée à Trois-Rivières jusqu’au 17 septembre, une quarantaine d’oeuvres de l’artiste seront présentées au public. Elles rappellent la vie nord-côtière passée et présente: des hivers durs, des traditions encore vivantes et des personnages marquants.

articles : Xavier Philippe-Beauchamp

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