Le décès d’une fillette de 7 ans à Granby en avril dernier a suscité de grandes inquiétudes chez la population québécoise sur le système de protection de la jeunesse et sur le soutien aux familles en situation de vulnérabilité.

À la suite de cette tragédie, le gouvernement du Québec s’est engagé à entreprendre une réflexion qui porte non seulement sur les services de protection de la jeunesse, mais également sur la loi qui l’encadre, sur le rôle des tribunaux, des services sociaux et des autres acteurs concernés. En mai, un mandat est confié à une Commission spéciale sous la présidence de Régine Laurent. Un site Internet permet d’informer la population sur la Commission Mais aussi de soumettre leur histoire à l’attention des commissaires.

La Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse doit soumettre son rapport et ses recommandations au gouvernement, au plus tard le 30 novembre 2020. La Côte-Nord compte une commissaire au sein de cette commission : la députée péquiste de Duplessis, Lorraine Richard.

Le mandat

Sur la recommandation des ministres

de la Santé et Services sociaux, de la Justice, de la Famille, de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et de la Sécurité publique, le mandat est donné d’examiner les dispositifs de protection de la jeunesse, dans les différents réseaux d’interventions concernés, de manière à identifier les enjeux et les obstacles et à formuler des recommandations sur les améliorations à apporter.

La Commission devra, entre autre, entreprendre une réflexion sur les services de protection de la jeunesse, sur la loi qui les encadre, le rôle des tribunaux, le rôle des services sociaux et des autres acteurs concernés. Prendre en compte la réalité des populations autochtones face à la protection de la jeunesse en s’appuyant notamment sur les travaux de la Commission d’enquête sur les relations entre les autochtones et certains services publics à venir ainsi que sur les résultats de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

À Sept-Îles du 11 au 13 novembre

La Commission est de passage à Sept-Îles actuellement. Elle entend des témoignages à huit clos, puis celui d’une médecin de famille Marie- Andrée Deschênes. Des intervenants qui travaillent dans le réseau de la protection de la jeunesse, des élus se succèdent pour témoigner de leur réalité et aussi Sylvie Angel responsable des ressources humaines, des communications et du développement stratégique, MRC de Minganie. Les audiences se terminent par le témoignage de la directrice régionale de la protection de la jeunesse Marlène Gallagher, le mercredi 13 novembre.

Bien que les Premières Nations n’aient pas été invitées et qu’elles soient absentes, la présidente de la Commission Laurent assure que le dossier autochtone est traité en parallèle de ces audiences.

www.csdepj.gouv.qc.ca/accueil/ vous donne accès au site le Commission qui révèle les informations sur la Commission. Nous pouvons y visionner les audiences, présenter un mémoire, assister aux audiences publiques et plus.

Photo : Radio-Canada

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